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Découverte des bactéries hydrogénovores : des micro-organismes en état de famine qui atténuent les émissions d’hydrogène atmosphérique

Conférence de Philippe Constant, chercheur à l’Institut national de la recherche scientifique (INRS).

Résumé
Malgré leur faible abondance atmosphérique, les gaz à l’état de trace sont au cœur de processus complexes modulant à la fois la capacité auto-épuratrice de l’atmosphère et le bilan radiatif terrestre. Des micro-organismes démontrant une haute affinité pour les gaz à l’état de trace contrôlent le bilan atmosphérique de ces gaz en amenuisant leurs émissions anthropiques.

Il est actuellement bien difficile de prédire l’impact du changement global sur la fonction biogéochimique de ces micro-organismes, dont l’identité et l’écophysiologie demeurent méconnues. Ainsi, des études combinant à la fois l’identification et la caractérisation des micro-organismes capturant les gaz à l’état de trace sont essentielles pour comprendre, préserver et voire même exploiter leurs fonctions biogéochimiques. C’est dans cette optique que cette présentation fera état des derniers progrès dans le domaine de l’hydrogène moléculaire (H2) atmosphérique.

Les micro-organismes hydrogénovores et leur hydrogénase à haute affinité, conférant au sol le rôle de puits majeur pour l’H2 atmosphérique, seront présentés tout en explorant l’utilisation de l’H2 comme source d’énergie alternative pour assurer la survie des micro-organismes. Le potentiel biotechnologique des hydrogénases à haute affinité et les prochains défis pour élucider la vulnérabilité ou la résilience de la capture de l’H2 atmosphérique par le sol au changement global seront finalement présentés.

Conférence présentée par le Département de sciences biologiques de l’Université de Montréal dans le cadre de la série « Midi Écologique ».