Steve Dagenais-Bellefeuille

Doctorat en sciences biologiques

« Imaginer une idée et constater par la méthode scientifique qu’on a compris un pan de l’énigme de la vie est une récompense intellectuelle qui n’a pas de prix. »

Steve étudie comment l’horloge circadienne affecte, et est affectée, par le nitrate chez le Lingulodinium polyedrum, un organisme modèle en chronobiologie.

« À mon entrée au baccalauréat, je n’avais aucune idée de ce qu’étaient les études supérieures. Je ne voulais qu’en savoir plus sur cette science surprenante (la biologie). J’étais curieux, rien de plus », raconte Steve en toute simplicité.

Quelques années et plusieurs bourses d’études plus tard, le doctorant cumule, en plus de ses travaux de pointe, les fonctions de démonstrateur pour les cours d’Introduction à la physiologie végétale et de Projet en biologie moléculaire au Département de sciences biologiques.

Un événement précis a été catalyseur de cette métamorphose et a ensuite aiguisé son parcours universitaire.

Il s’agit d’un stage d’été qu’a effectué Steve, alors aspirant bachelier, au laboratoire du Dr David Morse, son actuel superviseur de thèse. C’est à ce moment qu’il a eu le goût de poursuivre des études supérieures, en découvrant les multiples facettes de la vie d’un chercheur : lectures, hypothèses, doute, expérimentation, etc.

D’un verbe ludique et expressif, Steve décline ainsi sa vision de l’approche scientifique : « Un voyage à travers l’incertitude d’une observation, pour arriver à la conviction d’un résultat. »

« Imaginer une idée et constater par la méthode scientifique qu’on a compris un pan de l’énigme de la vie est une récompense intellectuelle qui n’a pas de prix », ajoute-t-il.

Ce même stage lui aura également permis de mieux découvrir l’Institut de recherche en biologie végétale (IRBV).  Affilié à l’Université de Montréal, l’IRBV est situé à même les installations du Jardin botanique de Montréal. Ce lieu unique offre à Steve et aux autres chercheurs un cadre idéal pour l’avancement de leurs travaux.

« C’est un endroit calme et inspirant. Étant éloigné du campus principal, des liens d’appartenance y sont facilement tissés. Je ne travaille donc pas seulement avec des collègues, mais plutôt avec des amis », confie-t-il.

À quoi ressemblera l’avenir de Steve une fois la soutenance de thèse terminée? Pour l’heure, il vise des études postdoctorales à l’étranger, dans le but de gérer un laboratoire de recherches universitaire. Il n’exclut toutefois pas les possibilités qu’offre la science appliquée, en industrie ou dans un laboratoire gouvernemental.

À n’en point douter, son rire contagieux et son brin d’extravagance l’accompagneront partout où son ambition et son doctorat de l’Université de Montréal le mèneront.