Catherine Girard

Doctorat en sciences biologiques

Catherine s’intéresse à la problématique des contaminants organométalliques dans l’océan Arctique. Elle est encadrée dans sa thèse par Marc Amyot, dont les travaux se situent à l’intersection de l’écologie, de la biogéochimie environnementale, de la chimie analytique et de l’écotoxicologie.

Après un stage d’initiation à la recherche au baccalauréat, Catherine a suivi le cheminement honor. « Ça m’a donné la piqûre pour la recherche en environnement », dit-elle. Elle a alors profité d’un passage direct au doctorat en sciences biologiques. Elle collabore présentement avec le Groupe de recherche interuniversitaire en limnologie et en environnement aquatique.

Dans le cadre de sa thèse, Catherine s’intéresse à la problématique des contaminants dans l’océan Arctique. « Mon projet se divise en deux volets : la bioaccessibilité des contaminants dans l’alimentation des Inuits du Nunavut et les changements de l’océan Arctique qui sont causés par l’Homme. »

Dans un premier temps, elle procède à des simulations gastriques qui visent à mesurer les effets de la digestion sur le degré d’exposition à divers contaminants au sein du réseau alimentaire marin arctique. Ensuite, elle évalue comment la pêche industrielle et les changements climatiques influent sur la bioaccumulation des contaminants dans l’eau. « Mon père est militaire et a longtemps été basé à Alert, au Nunavut. Mon intérêt pour l’Arctique vient de là », précise-t-elle.

Bien avant ses recherches, Catherine avait eu l’occasion de profiter d’une année sabbatique, après le cégep, pour voir le monde. « En voyageant, j’ai découvert des écosystèmes tellement exotiques… ça m’a fasciné. J’ai su que je travaillerais dans le milieu de l’environnement. » Elle a donc opté pour des études en sciences biologiques.

C’est au baccalauréat, en explorant le laboratoire de Marc Amyot, que Catherine se découvre une nouvelle passion : « J’étais fascinée par ses expertises de recherche, tant en biologique aquatique qu’en chimie des contaminants. » Elle ne regrette pas son choix. « Nous avons un laboratoire dynamique, le technicien de laboratoire est extrêmement engagé, Marc est très présent pour ses étudiants… c’est comme une deuxième famille. »

Subventionnée par le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada et le Fonds de recherche du Québec – Nature et technologies, Catherine aimerait poursuivre des études postdoctorales. « J’adore la recherche, dit-elle. J’aimerais être chercheuse, enseigner à l’université et éventuellement avoir mon propre laboratoire. »

Son conseil pour les nouveaux étudiants : « Testez la recherche avant les cycles supérieurs. Vous découvrirez les axes les plus susceptibles de vous intéresser. »