Christelle Leung observe les poissons clones

- 15:38 - - Nouvelles

Photo : Amélie Philibert - Benoît Gougeon.

Mener à terme un projet de doctorat n’est pas une mince affaire. Une fois par semaine, un étudiant de l’UdeM explique en 150 mots ce sur quoi il travaille, et pourquoi il le fait.

Ma thèse porte sur un méné hybride qui se reproduit par clonage, un mode de reproduction exceptionnel chez les vertébrés. Pour se reproduire, cette espèce a besoin de mâles qui répandent leur semence sur les œufs, mais leur ADN n'est pas fusionné. Tous les poissons sont donc des femelles partageant exactement le même bagage génétique.

Ce phénomène nous permet d'étudier l'épigénétique, soit les mécanismes responsables de l'expression des gènes. Au cours de mon expérimentation, j'ai capturé des milliers de poissons dans une centaine de lieux des Laurentides et en Estrie. Mes résultats montrent que les «clones» présentent des différences morphologiques et une capacité d'adaptation à diverses conditions environnementales aussi grandes que les individus aux bagages génétiques différents. En d'autres termes, ces travaux soulignent le rôle important qu'occupe l'environnement (alimentation, prédation, comportement, interactions sociales, etc.) dans l'expression des gènes. Après ma soutenance, j'espère continuer à faire de la recherche en biologie.

Christelle Leung

 


Directeurs de recherche : Bernard Angers et Sophie Breton, du Département de sciences biologiques

Bourse : Fonds de recherche du Québec – Nature et technologies, Faculté des études supérieures et postdoctorales de l'Université de Montréal, Département de sciences biologiques de l'Université de Montréal

Publication

Dans les médias

Propos recueillis par Mathieu-Robert Sauvé

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